Marché du travail au Québec - juin 2008

Consultez le tableau : Indicateurs du marché du travail au Québec

Au Canada

Au Canada, la croissance de l’emploi a marqué une autre pause en juin. Le nombre total de travailleurs canadiens étant demeuré le même, peu de nouveaux arrivants dans la population active ont réussi à se faire embaucher, poussant ainsi légèrement à la hausse le taux de chômage (+0,1 point de pourcentage) qui se situe maintenant à 6,2 % (un niveau quand même parmi les plus bas des 30 dernières années).

Les pertes d’emploi dans le secteur manufacturier sont moindres depuis le début de l’année 2008. Ainsi, au début de 2008, le taux de décroissance de l’emploi d’une année à l’autre approchait de 6 %. En juin, le mouvement de recul avait été freiné à 1,6 %.

En juin, la masse des heures travaillées a augmenté de 0,4 % par rapport à mai 2008, malgré le fait que plusieurs milliers d’emploi à temps plein eurent été abolis et remplacés par un nombre quasi équivalent de postes à temps partiel. Les moteurs de la croissance ont été l’industrie primaire, les services aux entreprises et le commerce, alors qu’un fléchissement de l’activité en construction est survenu après huit hausses consécutives. Les services professionnels, scientifiques et techniques ont été le seul secteur à avoir profité d’une hausse marquée de l’emploi en juin (+37 000) confirmant que cette industrie se classe dans le peloton de tête pour ce qui est de la croissance de l’emploi depuis juin 2007, tout comme la construction, les administrations publiques, les soins de santé et l’assistance sociale.

C’est en Alberta et en Colombie-Britannique où l’emploi continue à croître le plus rapidement au pays (taux respectifs de 3,1 % et 2,7 % pour la dernière année). En Alberta et en Nouvelle-Écosse, les hausses de juin ont permis aux taux d’emploi de ces provinces d’atteindre de nouveaux sommets. Au cours de ce mois, l’emploi a diminué de 24 000 en Ontario. Malgré ce recul, l’emploi dans la province voisine a crû de 1,7 % au cours des 12 derniers mois, surtout grâce aux hausses dans le secteur de la construction et dans le secteur des services.

Au Québec

Au Québec en juin, le taux de chômage a diminué de 0,3 point de pourcentage. Le retrait de 11 700 personnes de la population active, c'est-à-dire l'ensemble des gens de 15 ans et plus qui détiennent ou se cherchent un emploi, explique le recul du taux de chômage de 7,5 % à 7,2 %. Toutefois, le taux d’activité et le taux d’emploi restent près de leurs sommets historiques.

Par rapport à juin 2007, l'emploi au Québec a crû de 0,5 %, un taux inférieur à la moyenne canadienne. Les baisses observées dans le commerce et les services d'enseignement ont neutralisé les hausses dans les services professionnels, scientifiques et techniques, la construction, de même que dans quelques autres industries du secteur des services. Fait à noter, l’Abitibi-Témiscamingue semble avoir grandement profité de l’effervescence du secteur minier et de la construction, son taux de chômage étant de passé de 11 % en juin 2007 à 6,9 % en juin 2008.

Aux États-Unis

Le marché du travail continue de se détériorer aux États-Unis. Même si le chômage y est demeuré stable à 5,5 % en juin (son niveau le plus élevé en quatre ans), l'économie américaine a perdu 62 000 emplois au cours de chacun des deux derniers mois. Le domaine le plus affecté reste celui du bâtiment, touché de plein fouet par la crise du crédit et du logement, avec 43 000 postes abolis en juin et 528 000 au total depuis un sommet atteint en septembre 2006.

Note : Les chiffres de cette page se basent sur des données désaisonnalisées. Pour des informations plus détaillées sur les données de l’enquête sur la population active (EPA), consultez les données sur la population active au Canada sur le site de Statistique Canada.

Indicateurs du marché du travail au Québec

Taux de chômage et taux d'emploi par région économique du Québec, moyennes de trois mois se terminant en juin 2007 et 2008
(Données non-désaisonnalisées)
Région économique Période de trois mois se terminant en Taux de chômage en % Taux d'emploi en %
Total du Québec juin 2008 7,2 61,2
juin 2007 6,9 61,3
Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine juin 2008 17,3 47,8
juin 2007 17,8 45,0
Bas-Saint-Laurent juin 2008 9,3 57,1
juin 2007 9,4 56,1
Québec, capitale juin 2008 5,0 64,8
juin 2007 4,6 63,5
Chaudière-Appalaches juin 2008 4,4 62,6
juin 2007 5,6 62,8
Estrie juin 2008 5,8 59,5
juin 2007 7,4 60,5
Centre-du-Québec juin 2008 7,5 62,0
juin 2007 6,6 62,9
Montérégie juin 2008 6,9 62,6
juin 2007 5,3 64,3
Île-de-Montréal juin 2008 8,2 60,3
juin 2007 7,9 59,4
Montréal métropolitain juin 2008 7,3 61,7
juin 2007 6,2 62,7
Laval juin 2008 5,6 64,7
juin 2007 4,0 65,4
Lanaudière juin 2008 7,2 58,5
juin 2007 6,2 61,9
Laurentides juin 2008 7,3 63,1
juin 2007 7,4 62,8
Outaouais juin 2008 6,2 68,5
juin 2007 6,4 63,9
Abitibi-Témiscamingue juin 2008 6,9 58,3
juin 2007 11,0 56,8
Mauricie juin 2008 8,8 54,9
juin 2007 9,4 56,0
Saguenay – Lac-Saint-Jean juin 2008 8,3 55,3
juin 2007 9,7 58,0
Côte-Nord et Nord-du-Québec juin 2008 12,0 56,9
juin 2007 9,1 56,8
Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active.

Note : Le tableau ci-haut montre qu’au cours des trois derniers mois, comparativement à la période correspondante de 2007, le marché du travail aurait été moins favorable pour les résidents de la région métropolitaine de Montréal (particulièrement ceux de la Montérégie, de Lanaudière et de Laval) ainsi que ceux du Centre-du-Québec. À l’opposé, les conditions ont semblé relativement plus favorables pour les habitants de l’Outaouais, de l’Abitibi-Témiscamingue et de Québec.