Le Temps des Cerises ou quand l'appel de la terre est plus fort!

Les cerisiers : crédit photo à François Proulx

Gilles Beaulieu est né, a grandi et a travaillé dans la grande région de Montréal, mais il a toujours caressé le rêve de venir planter ses racines sur les terres qui ont vu naître ses parents, en Mauricie.

Le retour aux sources

Gilles Beaulieu et sa conjointe, Nancy Laprés
Gilles Beaulieu et sa conjointe, Nancy Laprés

C’est donc à Charette, une municipalité d’environ 900 âmes, que M. Beaulieu, le propriétaire et fondateur du Temps des Cerises, a décidé de venir s’établir, mais pas seulement pour y couler des jours tranquilles à rêvasser, mais plutôt pour y cultiver la cerise. Lui qui voulait se lancer dans la culture de la pomme a dû revoir ses plans, sur la suggestion d’un agronome qui lui a déconseillé une telle culture au nord du Saint-Laurent. C’est à la suite du visionnement d’un reportage à l’émission La Semaine Verte en 1997 que l’idée de faire la culture de la cerise a pris forme. Il s’est même rendu à Edmonton pour y étudier la culture de la griotte, une variété de cerises dont la résistance permet une culture dans notre climat parfois rigoureux.

En 2001, une première plantation de 1 000 arbres est effectuée; le premier verger de cerises du Québec voit le jour. Les cultivars proviennent des quatre coins du monde, de la Chine en passant par l’Europe, et même de l’Alaska. Les résultats sont concluants, tant et si bien que ce sont aujourd’hui près de 7 000 cerisiers que compte la cerisaie. La production est abondante, les cerises sont belles et bonnes et les consommateurs sont au rendez-vous. On retrouve d’ailleurs divers produits à base de cerise sur les tablettes de nombreux supermarchés partout au Québec. Les cerises sont vendues soit séchées, en confiture, en gelée, enrobées de chocolat ou de yogourt et sont commercialisées sous la marque CROQUE CERISE.

C’est le temps de récolter

La bâtisse : crédit photo à Antoine Tremblay
La bâtisse : crédit photo à Antoine Tremblay

La production étant maintenant stable et constante, le moment est maintenant venu pour l’entreprise de procéder elle-même à la transformation de ses produits. C’est à ce stade que Développement économique Canada est sollicité afin que son soutien financier serve de levier et incite d’autres bailleurs de fonds potentiels à s’engager dans cette nouvelle aventure. En entrepreneur consciencieux, M. Beaulieu a bien fait ses devoirs et n’a rien laissé au hasard. Le projet prévoyait, entre autres, l’acquisition d’équipement et la construction d’un bâtiment pour y faire la transformation de la cerise, ainsi qu’un centre d’interprétation et une boutique où seront vendus, outre les produits de la cerise, d’autres produits du terroir de la région de Maskinongé. C’est en juillet dernier que l’inauguration de ces nouvelles installations a eu lieu, juste à temps pour la récolte des cerises qui s’est déroulée à la fin juillet et qui a connu un franc succès.

M. Beaulieu fait beaucoup plus que cultiver la cerise, il cultive notre intellect grâce au centre d’interprétation, et notre amour pour les produits du terroir en nous permettant de nous procurer ses petites douceurs partout au Québec, sans oublier les savoureuses recettes qu’on peut retrouver sur le site de CROQUE CERISE.

Pour en savoir davantage sur Le Temps des Cerises : www.letempsdescerises.ca .

Pour des recettes utilisant la griotte : www.croquecerise.ca .