Un institut au cœur du patrimoine cri de la Baie James
Il y a de ces lieux phares, gardiens de l’âme d’une nation, de son peuple et de sa culture. L’Institut culturel cri Aanischaaukamikw est de ceux-ci. Son hall d’exposition, ses salles de cours, sa bibliothèque et ses archives, de même que les traditions qui y seront transmises de génération en génération sont l’expression tangible du patrimoine cri.
Remontons un peu dans le temps
Pendant des décennies, le peuple cri a rêvé d’avoir un tel lieu de rassemblement. Situé à Oujé-Bougoumou dans le Nord du Québec (à environ 55 km à l’ouest de Chibougamau), l’Institut a été construit sur une période de 2 ans, soit de 2010 à 2011. Sa construction a nécessité le dévouement d’un solide groupe de travail composé de représentants de chacune des entités cries : le Conseil des sages, le conseil des jeunes et les coordonnateurs culturels. Dianne Reid, Abel Bosum et Willy Iserhoff – trois membres du conseil – ont exercé un grand leadership, et c’est en grande partie grâce à eux que le projet a pu se réaliser.
La construction de l’Institut a coûté 15 millions de dollars et a été rendue possible grâce au soutien de nombreux donateurs, dont Développement économique du Canada. « La plupart de nos programmes et de nos activités s’adresseront aux membres de la communauté crie, mais nous espérons aussi attirer les touristes qui viendront dans la région, a expliqué Dianne Reid, présidente et chef de la direction de l’Institut Aanischaaukamikw. Nos traditions sont riches et nous espérons partager un peu de notre passion pour notre culture avec tous ceux qui sont avides d’en savoir plus »
, a-t-elle ajouté.
Une multitude d’activités sous un même toit
Le nom Aanischaaukamikw (prononcer « Anishdakamouk »
) est composé de deux mots cris, soit aanischaau, qui signifie « partage »
, et kamikw, qui signifie « lieu »
. Le nom Aanischaaukamikw désigne un lieu de continuité culturelle ainsi que de transmission, de génération en génération, des traditions, des connaissances et des valeurs.
Pour les années à venir, l’Institut Aanischaaukamikw offrira des activités et services divers pour assurer la transmission, des aînés aux jeunes générations, des connaissances et du savoir-faire cris. Des enseignants, professionnels, artisans, artistes et organismes seront réunis sous un même toit et, ensemble, ils travailleront à la préservation et à l’enrichissement de la langue et de la culture des Cris de la Baie James.
Des expositions permanentes et temporaires, des programmes culturels, linguistiques et éducatifs, des métiers d’art, des ateliers sur les compétences, les arts du spectacle… tout sera mis en œuvre pour promouvoir la richesse de la culture crie.
Une fenêtre sur l’extérieur
La conception de l’Institut culturel cri Aanischaaukamikw a été inspirée par une shaptuwan, une tente communautaire traditionnelle fabriquée de bois et de tissu utilisée pour les célébrations cries. Le bâtiment de l’Institut compte deux étages et est constitué de poutres et de colonnes de bois. Le toit de l’Institut s’élance vers le ciel et on y trouve un puits de lumière, permettant ainsi à la lumière naturelle de pénétrer.
L’extérieur du bâtiment est couvert de lattes de cèdre et sa fondation est faite de pierre et de bois, se fondant ainsi dans les édifices environnants, témoignage de la cohérence et de l’intégrité architecturales.
Cet incroyable projet évolue maintenant sous la supervision du nouveau directeur général d’Aanischaaukamikw, M. Stephen Inglis, qui possède une vaste expérience de la muséologie ainsi qu’une connaissance profonde de l’anthropologie, du folklore et de l’histoire de l’art. Il va sans dire que la contribution de M. Inglis sera un garant sûr de la réussite de l’Institut Aanischaaukamikw.
Venez donc faire un petit tour dans le Nord et profitez-en pour venir nous voir!
Pour plus d’information sur l’Institut culturel cri Aanischaaukamikw, veuillez cliquer sur le lien suivant : http://creeculturenews.ca/fr/.