Centre de transit minier nordique : la porte du nord pour les travailleurs miniers
La région de l’Abitibi-Témiscamingue représente à la fois un pôle d’excellence dans le secteur minier et un maillon important dans la chaîne d’approvisionnement pour les projets en zone nordique. À ce titre, la région de Val-d’Or constitue une porte d'entrée pour les travailleurs et les biens transitant vers les côtes de la Baie-James et de la Baie d'Hudson. Elle est un point de jonction entre le transport routier et aérien pour l'acheminement de vivres dans le Nord et le Grand Nord du Québec.
Ce contexte particulier a motivé la Corporation de développement industriel et commercial de la région de Val-d’Or à élaborer le projet du Centre de transit minier nordique (CTMN). Sa vocation est de répondre aux besoins des sociétés minières et de leurs fournisseurs devant, compte tenu des distances, utiliser le transport aérien. À peine deux ans après avoir été inauguré, le Centre, situé dans un complexe adjacent à l'aérogare de Val-d'Or, sera agrandi afin de répondre à la demande toujours croissante.
Cette infrastructure stratégique améliore la capacité de l’Abitibi-Témiscamingue à desservir les sociétés minières menant des activités dans le Grand Nord, et ce, jusqu’au Nunavut, en employant la méthode du FIFO (Fly-in/fly-out). Celle-ci vise principalement à transporter les employés jusqu’au site minier pour une période de temps déterminée, puis de les ramener chez eux par la suite pour une période de repos.
La région de l’Abitibi-Témiscamingue exerce une influence dans le créneau de l’activité minière en zone nordique, notamment par la présence d’institutions d’enseignements, comme le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue et l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, le Centre national des mines de la Commission scolaire de l’Or-et-des-Bois et la mine-laboratoire CANMET de Ressources naturelles Canada. À ces différentes infrastructures se greffent une grande variété d’équipementiers, une gamme étendue de distributeurs de pièces, et des entreprises de services, dont le génie-conseil.
Du mono-industriel au transitaire
« Il faut savoir que les développements miniers sont relativement récents dans le Grand Nord »
, précise le président du Centre de transit, Pierre-Paul Gosselin. « Nous avons été habitués de voir s’ériger des villes autour d’un développement industriel important, avec les conséquences que l’on connaît lorsque le secteur d’activité dont il est issu subit un ralentissement. Val-d’Or a su rapidement saisir l’occasion que présente cette nouvelle façon de faire basée sur le facteur transitoire de la main-d’œuvre et des biens. Le Centre devient un atout majeur. »
Grâce à l’agrandissement projeté, le Centre de transit minier nordique deviendra le plus grand complexe aéroportuaire intégré au pays. Les retombées économiques régionales découlant des projets qui seront réalisés par les compagnies minières clientes du Centre sont estimées à 100 millions de dollars par année.
Le CTMN, tout en participant à la vitalité de la région, demeure un outil fort utile pour la croissance des fournisseurs régionaux de biens et services associés aux mines. Le Centre permet ainsi d’appuyer directement la base économique minière de la région, de générer des retombées économiques directes et chiffrables, et, ultimement, de plaire aux utilisateurs. Il s’agit là d’autant de facteurs motivant l’intervention de Développement économique Canada qui a, tout d’abord, appuyé financièrement sa construction, puis l’agrandissement du CTMN, dont les travaux viennent de débuter.
Grâce à l’agrandissement projeté, le Centre de transit minier nordique deviendra le plus grand complexe aéroportuaire intégré au pays. Outre des espaces locatifs et administratifs, le Centre sera muni d’un entrepôt et d’installations permettant de gérer efficacement le transbordement de marchandises et l’embarquement des passagers.
De plus, cette phase d’expansion comprendra l’agrandissement du tarmac pour accueillir trois avions de type Boeing 737. Les travaux s’échelonneront sur une période de deux à trois ans, un échéancier établi afin de respecter les activités aéroportuaires régulières et celles qui ont déjà cours au Centre de transit minier nordique.
Impact économique
Les retombées économiques régionales découlant des projets qui seront réalisés par les compagnies minières clientes du Centre sont estimées à 100 millions de dollars par année. Cette évaluation repose sur une projection des salaires et des achats de biens et services pour les différents utilisateurs ciblés dans l’ensemble de l’Abitibi-Témiscamingue.

« Nous sommes enchantés de pouvoir entreprendre si tôt un agrandissement des installations, poursuit M. Gosselin. Puisque nos espaces locatifs sont tous comblés, et afin de conserver notre longueur d’avance, nous devions agir tout de suite. »
De façon générale, l’industrie minière canadienne contribue de manière indéniable à l’économie du pays. Selon le Rapport sur la situation de l’industrie minière canadienne publié en 2010 par l’Association minière du Canada, ce secteur employait, en 2009, 306 000 personnes dans l’extraction minérale et dans les domaines à valeur ajoutée que sont la fonte, la transformation et la fabrication.
La Corporation de développement industriel et commercial de la région de Val-d’Or a su se positionner dans ce contexte favorable, allant au-delà de son premier rôle de gestionnaire de locaux industriels. Elle a su prouver qu’une communauté était en mesure de chausser les souliers de promoteurs et de visionnaires au service de sa population.