Après le sirop d’érable, le sirop de merisier se fait une place à table

Un homme et sa passion

Passionné par l'acériculture, Martin Malenfant se lance en 1987 dans la production de sirop d’érable; onze ans plus tard, il fonde l’Érablière Escuminac. Les projets s'enchaînent au fil des ans, et il concentre ses énergies à développer des pratiques écologiques. Grâce aux efforts soutenus de son personnel, l’Érablière Escuminac se hisse rapidement parmi les cinq plus grands producteurs de sirop d’érable certifié biologique du Québec. À l’heure actuelle, l’entreprise récolte la sève d’érable à sucre et de merisier (113 000 entailles en tout!), et son exploitation est répartie sur deux sites, l'un en Gaspésie et l'autre, plus petit, dans le Bas-Saint-Laurent.

Une autre belle histoire gaspésienne!

Martin Malenfant, président, Érablière Escuminac, et Marc-Olivier Bérubé, responsable des ventes, Érablière Escuminac, au Salon international de l’alimentation de Montréal, tenu en avril 2010.
Martin Malenfant, président, Érablière Escuminac, et Marc-Olivier Bérubé, responsable des ventes, Érablière Escuminac, au Salon international de l’alimentation de Montréal, tenu en avril 2010.

« Le marché du sirop d'érable se portait bien, et celui de la production biologique était en plein essor. Les affaires allaient bien, mais pour rentabiliser mon investissement dans mon érablière, j’ai décidé de pousser l’exploration plus loin. Je me suis dit qu’il y avait sûrement quelque chose à tirer d'autres essences d'arbres présents sur mes terres. Mon intuition m’a bien guidé : avec mon équipe, nous avons créé un produit nouveau d’une saveur incomparable », a précisé M. Malenfant.

L'Ordre du mérite agricole du Québec a d’ailleurs reconnu le savoir-faire et le dynamisme de cette PME gaspésienne en octobre 2009 : l’Érablière Escuminac s’est classée au deuxième rang à l’échelle nationale et au premier rang à l’échelle régionale, dans les deux cas dans la catégorie Bronze.

Un trésor du terroir à découvrir!

produits à base de sirop de merisierLes qualités et le potentiel de ce nectar demeurent méconnus. Le sirop de merisier était d’ailleurs au nombre des produits que l’Érablière Escuminac a présentés, avec la collaboration de GIMXPORT (organisme régional d’aide à l’exportation), au Salon international de l’alimentation (SIAL) de Montréal qui se déroulait au Palais des congrès du 21 au 23 avril 2010. Cette participation s’inscrit dans la stratégie de commercialisation élaborée précisément pour les marchés intérieur et étrangers. Quant aux participants, ils ont reconnu avoir vécu une expérience gustative étonnante!

Considéré comme un produit haut de gamme, le sirop de merisier se distingue par son goût prononcé de caramel. Ce produit suscite de plus en plus l’intérêt, notamment de la part des chefs cuisiniers en raison de sa grande polyvalence! Il s’associe aux desserts comme aux plats principaux et entre dans la composition de certaines bières, vins et boissons spiritueuses. Offert depuis seulement avril 2010, et déjà le sirop de merisier ne suffit pas à combler la demande.

Du rêve à la réalité!

« Les affaires allaient bien, mais pour rentabiliser mon investissement dans mon érablière, j’ai décidé de pousser l’exploration plus loin. Je me suis dit qu’il y avait sûrement quelque chose à tirer d'autres essences d'arbres présents sur mes terres. Mon intuition m’a bien guidé : avec mon équipe, nous avons créé un produit nouveau d’une saveur incomparable », a précisé M. Malenfant.

Pour arriver à commercialiser à grande échelle ce nouveau produit, la PME a reçu l’aide financière de Développement économique Canada, qui, fidèle à sa mission, soutient les entreprises qui innovent et contribuent à diversifier l’économie des régions, comme le fait l’Érablière Escuminac en Gaspésie. Le projet de cette sucrière stimulera l’emploi de cette petite collectivité de 661 résidants et accroîtra ainsi que diversifiera ses revenus.

Le propriétaire a le vent dans les voiles. Il a doublé le nombre d’entailles de merisiers en 2010, mais n’est pas prêt de s’arrêter. À moyen terme, son objectif est de prendre de l'expansion progressivement afin d'atteindre 20 000 entailles.

Le sirop de merisier s’avère plus coûteux à produire, car sa sève, moins sucrée, exige une évaporation plus longue. Il faut 130 litres de sève de merisier pour faire un litre de sirop, comparativement à environ 35 litres pour l’érable.

Le sirop d’érable a maintenant un concurrent de taille : le sirop de merisier. Les deux allient douceur et goût de terroir!

Pour plus de précisions sur l'Érablière Escuminac