La vie après le recyclage!

Chaque semaine, les Canadiens apportent chez eux plus de 55 millions de sacs de magasinage en plastique. Saviez-vous que ces sacs — faits à partir de pétrole, une ressource non renouvelable — prennent en moyenne 400 ans à se décomposer? Lorsqu’on dépose ces sacs, ainsi que les cartons de lait, contenants de jus et autres dans nos bacs de recyclage, on allège assurément notre conscience écologique, mais qu’arrive-t-il vraiment avec tous ces matériaux que l’on dit recyclables?

Donner une nouvelle vie à ce qui se trouve dans nos bacs de recyclage

Jeune fille portant un bac de recyclage« Peut-être serions-nous surpris d’apprendre qu’il n’existe que très peu de débouchés pour le contenu de notre bac. En outre, ils sont instables en termes de continuité des approvisionnements et les coûts de transport sont très élevés. Les récupérateurs québécois sont souvent obligés d’exporter ces produits à l’étranger où ils seront brûlés à des fins de valorisation énergétique, libérant ainsi des quantités importantes de gaz à effet de serre dans l’atmosphère », nous dit M. Michel Camirand, directeur général du Groupe RCM.

Offrir de l’emploi aux personnes ayant des limitations physiques ou intellectuelles

Depuis plus de 25 ans, le Groupe RCM œuvre dans le secteur du recyclage et de la récupération, tout en favorisant l’intégration des personnes handicapées en milieu de travail. Il compte quatre divisions : la division Récupération Mauricie pour la collecte sélective, la division des plastiques pour le centre de tri et de valorisation spécialisée, la division collecte de papier et de carton auprès des institutions, commerces et industries, et finalement, la division plateau de travail pour le tri de papier de bureau par des personnes vivant avec un handicap lourd.

Grâce à un effectif de 174 personnes, dont plus de 60 % ont des limitations physiques ou intellectuelles, le Groupe RCM traite au-delà de 40 000 tonnes de matières résiduelles annuellement.

Une innovation à la rescousse de l’environnement

Afin de remédier à la problématique du postrecyclage, le Groupe RCM mise sur un projet innovateur qui consiste à ajouter une nouvelle ligne de transformation à son usine de Yamachiche, en Mauricie. Celle-ci permettra de valoriser des matières résiduelles contenant du plastique et du papier, en l’occurrence des emballages multicouches aseptiques (contenants de jus, vin, bouillon, soupe, lait, etc.) ainsi que des sacs et des pellicules de plastique (polyéthylène).

Chaîne de tri de matières recyclablesCe projet nécessite un investissement total de 3,5 millions de dollars; des partenaires du secteur privé, tels Tétra-Pak Canada, A. Lassonde et Agropur (division Natrel) y contribuent. Ces entreprises se réjouissent du fait qu’une percée technologique leur permettra de répondre à la demande grandissante des consommateurs qui souhaitent des contenants dont l’empreinte écologique est infime.

Pour sa part, Développement économique Canada a offert une contribution remboursable au Groupe RCM inc. dans le but d’augmenter sa capacité de transformation de matières plastiques postconsommation. Ce projet est en parfaite adéquation avec sa stratégie de développement durable, qui témoigne de son engagement à poursuivre les efforts déployés en cette matière depuis maintenant une décennie.

Concrètement, l’appui de Développement économique Canada permettra au Groupe RCM d’acquérir l’équipement requis pour effectuer la transformation des cartons en granules, le déchiquetage du plastique de même que l’instrumentation et le contrôle de l’ensemble de la chaîne de fabrication. La réalisation de ce projet entraînera la création de 25 emplois à temps plein.

Grâce à un effectif de 174 personnes, dont plus de 60 % ont des limitations physiques ou intellectuelles, le Groupe RCM traite au-delà de 40 000 tonnes de matières résiduelles annuellement.

« En plus d’augmenter notre chiffre d’affaires de façon significative, ce projet aura un effet d’entraînement auprès d’autres entreprises de la filière de la récupération des matières recyclables et créera un impact environnemental positif. Notre objectif est de traiter un volume annuel additionnel de 12 000 tonnes métriques d’ici trois ans », mentionne monsieur Camirand.

Monsieur Camirand se dit très fier que ce projet « confirme l’esprit d’entreprise et la volonté d’innover qui habitent bon nombre d’entreprises d’économie sociale. »